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Les dispositifs d’entraide et de solidarité pour les étudiants

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En France, les étudiants peuvent prétendre à un certain nombre d’aides délivrées par le CROUS et les régions. Mais d’autres mécanismes de soutien ou d’entraide spécifiques peuvent s’avérer cruciaux dans leur parcours.

Faciliter l’accès aux prêts étudiants et au logement

Le logement est une part importante du budget d’un étudiant : d’après l’enquête Conditions de Vie 2016 de l’Observatoire de la vie étudiante, le loyer moyen est de 430€, dont 63% en moyenne est pris en charge par la famille. Mais 18,8% des étudiants déclarent avoir du mal à trouver une caution. Pour garantir l’accès au logement, l’État a donc mis en place la Caution Locative Étudiante (la CLÉ), gérée par les Crous de toutes les académies. Les étudiants n’ayant pas de garant peuvent ainsi demander à l’État d’être leur caution. Pour ceux qui ne peuvent pas être aidés par leur famille ou avoir accès aux aides, un système similaire existe pour les prêts étudiants : le prêt étudiant garanti par l’État.

Celui-ci facilite l’accès à l’emprunt, puisque l’État garanti le risque de défaillance à hauteur de 70%, et que le prêt est à rembourser à partir de deux ans après la fin des études, une fois que l’étudiant est entré et a priori stabilisé dans la vie active. 

Le gouvernement suédois a mis en place un système similaire, avec des programmes d’aides accessibles à tous les étudiants suédois pour qu’ils puissent payer leur université, en Suède ou ailleurs. Aux États-Unis, où les frais très élevés d’inscription à l’université poussent de nombreux étudiants à contracter des prêts (la dette est de 28 400 dollars en moyenne), certaines entreprises garantissent désormais de prendre en charge une partie du remboursement de l’emprunt de leurs nouvelles recrues. À l’heure actuelle, seuls 4% des employeurs le proposent, mais le chiffre ne cesse d’augmenter.

Les coups de pouce solidaires

À côté de ces aides financières, de nombreuses initiatives solidaires accompagnent les étudiants dans leur vie quotidienne. Toujours sur le front du logement, la Mairie de Munich a mis en place un système d’entraide pour que les étudiants puissent bénéficier d’un logement gratuit en échange d’heures d’aide apportées à la communauté ou à des personnes dans le besoin. À Paris, le CROUS réserve de grands logements de son parc immobilier pour des colocations à projets solidaires : les Kap’s. Ces logements sont des colocations étudiantes dont les habitants s’engagent dans la vie du quartier, en donnant de leur temps pour un projet solidaire mené le plus souvent avec et pour les habitants. L’accès à l’alimentation est un autre sujet important pour les étudiants. D’après une récente enquête Opinion Way, 38 % des étudiants dépensent 5 euros par jour, ou moins, pour se nourrir, contre 22% l’année précédente. En moyenne, un étudiant en France dépense 9 euros par jour pour se nourrir en 2017, et les conséquences sur la qualité de l’alimentation se font sentir : un sondage réalisé en 2016 auprès de 45 000 personnes montrait que 37 % des étudiants avaient une alimentation déséquilibrée. Projet porté par des étudiants (douze salariés de 18 à 27 ans), Solidarité étudiante est une coopérative nationale qui développe des services destinés aux étudiants dans les universités et les résidences universitaires. Elle y implante notamment des épiceries ou cafétérias coopératives. 

Des exemples qui montrent qu’au-delà des indispensables aides financières pour les étudiants, il y a de la place pour des innovations qui permettent aux étudiants de vivre leurs années de formation de manière plus sereine pour pouvoir se concentrer sur ce qui compte vraiment : leurs études.