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La garde d’enfants change avec le numérique

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À quoi ressemble la garde d’enfants à l’ère du numérique ? À une transaction qui passe de plus en plus par des plateformes qui promettent de faciliter les démarches pour les parents comme pour les baby-sitters. À une activité où l’entraide trouve un second souffle, en dehors des cercles traditionnels que sont la famille et les amis. À un secteur, plus que jamais, en pleine mutation.

Le boom des services à la personne

Depuis la loi Borloo en 2005, le secteur des services à la personne a connu un véritable boom. Selon le ministère de l’Économie et des finances, cette activité ne regroupait pas moins d'1,4 million de professionnels en 2014, dans 18 métiers différents. D’après Les Échos de la franchise, en 2016, le secteur pesait plus de 20 milliards d’euros. Le numérique a aussi considérablement changé la donne, en facilitant la mise en relation des prestataires avec les clients, mais aussi leurs échanges. En effet, la complexité administrative rend difficile pour les particuliers de respecter parfaitement le droit du travail quand ils emploient quelqu’un à domicile. Ces dernières années, le numérique a commencé à s’imposer comme une réponse pour fluidifier et sécuriser l’emploi entre particuliers. Et cela vaut, bien sûr, pour la garde d’enfants.

Des plateformes pour trouver la garde la plus adaptée

Contrairement à Airbnb ou Uber, dont les modèles bouleversent des acteurs traditionnels, le vrai rival d’une plateforme web de services à la personne est le travail au noiraffirme Benjamin Suchar, fondateur de Yoopies, dans un communiqué de presse intitulé “Réforme des Services à la Personne, la solution oubliée des candidats pour réduire le chômage” et publié en mars 2017. Car c’est de plus en plus par les plateformes que passent les services à la personne. Dans le secteur de la garde d’enfants, certaines se présentent comme “l’employeur de votre baby-sitter” et se charge de toutes les démarches administratives. Un service certainement apprécié des parents, la complexité administrative rendant parfois difficile pour les particuliers de respecter parfaitement le droit du travail quand ils emploient une aide à domicile. 

Autre sujet que les plateformes facilitent : trouver un mode de garde adaptée à des horaires moins classiques. C’est ce que propose par exemple le site Nounou Décalée, qui comme son nom l’indique permet de trouver une baby-sitter ou une nourrice pour les soirs, les week-ends ou les vacances. Pratique pour les parents qui travaillent eux aussi en horaires décalés et ont souvent du mal à trouver des modes de garde adaptés. Ce dernier exemple montre que l'on peut aussi contribuer à pallier les insuffisances logistiques du système existant. Et, surtout, rendre la garde d’enfants accessible à tous. C’est l’idée derrière l’entreprise sociale Optimômes, qui gère un réseau de crèches et un service de garde à domicile pour aider les parents -- et notamment les parents seuls -- aux horaires étendus ou décalés. Les crèches solidaires, présentes dans 5 villes de France, répondent aux situations les plus atypiques et favorisent l’accueil d’urgence.

Contrairement à Airbnb ou Uber, dont les modèles bouleversent des acteurs traditionnels, le vrai rival d’une plateforme web de services à la personne est le travail au noir

Favoriser l’entraide

Autre révolution permise par le numérique : l’entraide entre parents et la facilitation des gardes partagées. Le réseau de garde d’enfants O2, qui jouait déjà la différence sur la sécurité (formation des baby-sitters aux premiers secours, initiation aux risques domestiques, etc.) et la créativité (avec des ateliers en tous genres) a lancé en 2012 le concept du “family dating”. L’idée est de faire se rencontrer des familles aux besoins similaires ou complémentaires pour les aider à trouver une garde partagée qui fonctionne pour tout le monde...